Samedi 08-08-2020
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puce Le Souffle de la Neira de printemps est arrivé...
Vous le trouverez dans l'onglet Souffle de la Neira... avec un hommage à Gilbert DUFLOS dont nous sommes nous aussi orphelins...Bonne lecture !

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 LA BREBIS NOIRE DU VELAY...
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  Auvergnate disparue, la race d'Ardes.

Les Auvergnates des Massifs auraient dû être sept et non six !

La race d'Ardes est donnée comme disparue. Sa zone d'élection était la petite région d'Ardes-sur-Couze (605 habitants, Ardoisiens et Ardoisiennes) à proximité d'Issoire dans le Puy-de-Dôme, avec une extension sur Saint-Germain-Lembron. Des éleveurs l'avaient adoptée en Provence pour sa rusticité et son aptitude aux terrains pentus et pauvres.

Réputée issue de croisements entre une population locale et des races laitières de Lozère ou d'Aveyron, la brebis d'Ardes possédait des caractères la rapprochant beaucoup de la Limousine.

Blanche, de taille moyenne, rustique, elle s'entretenait bien sur des pâturages assez maigres.
On en dénombrait encore 25 000 en 1932, puis 12 000 en 1947, seulement 6 000 en 1963.
L'absence de Livre généalogique et de Syndicat d'élevage propre explique en partie sa disparition par manque de dynamisme des éleveurs qui l'exploitaient.

La race d'Ardes n'est plus reconnue par le Bureau des Ressources Génétiques (BRG) et ne figure pas à son dénombrement de 2005 qui recense en France 60 races ovines "en danger".

Texte de Jean-Claude Brunelin et G. Duflos. 2013.

 
  La Préalpes.

Mais... que fait cette alpine près des brebis auvergnates ?

Ses origines lointaines ne sont pas clairement définies. Les spécialistes la rangent tout à côté des races du Sud du Massif-Central, notamment la Blanche du Massif-Central avec laquelle elle partage des caractères communs et une grande ressemblance.

Elle fait partie du "super groupe" des brebis de Massif, ainsi que la Brebis Commune des Alpes, que vous rencontrez un peu plus loin, et qui a fini par rejoindre la race alpine globale.

Blanche de peau et de laine, c’est une montagnarde, rustique et bonne marcheuse, désaisonnable, ce qui compense un peu sa faible prolificité et son gabarit léger.

Jadis les grands troupeaux alpins étaient pourvoyeurs de laine. Les bergers pratiquaient le parcage nocturne et la fumure était récupérée par les agriculteurs locaux. Au XIXe s la laine des Alpes n’a plus été compétitive à cause de la disparition des droits de douane. Le loup disparu, les bergers ont perdu l’habitude de la couchade. Le retour du loup contraint de nouveau à regrouper et parquer les moutons la nuit, ce qui n'est pas sans conséquences...

Pour en savoir plus, ouvrez le document pdf. ci-dessous. Merci !

: la_prealpes.pdf
  La brebis Thones et Marthod

Voici une savoyarde... charmante et rigolote avec ses lunettes et son bout de nez noirs !

Jadis, chaque vallée savoyarde possédait son propre type de brebis. Avec l'accroissement des échanges commerciaux et les déplacements d'estives et d'hivernage, les groupes ont fusionné. Vers 1870 deux souches dominaient. Celle de Thônes, carrefour des Aravis, et celle de Marthod dans le val d’Arly.

En 1930 les deux souches fusionnent définitivement pour former la Thônes et Marthod.

En 1975, des actions ont été mises en œuvre pour la sauvegarde et la relance de cette race.

En 1992, l'Union des Eleveurs de la Race Thônes et Marthod est créée par dix éleveurs préoccupés par la survie de cette race. Elle a pour but de sauvegarder, développer et promouvoir la race Thônes et Marthod et ses produits.

Cette association s'est transformée en 2008 en Organisme de Sélection, chargé de renforcer le travail de gestion et de sauvegarde de la race.

Pour en savoir plus, voyez le document pdf. ci-dessous.

: thones_et_marthod.pdf
  La Raiole.

 La Raïole, une Cévenole, fait partie du groupe des races Caussenardes intégrées au "maxi groupe" des races du Massif-Central, dites "races de Massif".

Quelques éleveurs ont travaillé à préserver la race,  transhumant sur les estives de l’Aigoual, du Mont-Lozère et des Causses.
La Raïole est restée concentrée sur son berceau d'origine entre Alès, Florac et Le Vigan.

Dans les années 80 un plan de sauvegarde a été dressé grâce au Parc National des Cévennes et au Parc Naturel Régional des Grands Causses.

Une association commune a réuni la Raïole, la Rouge du Roussillon et la Caussenarde des Garrigues, puis la Lacaune en 2008.

La race compte actuellement 12 éleveurs et 1 800 brebis. Un Centre d'élevage de jeunes béliers fonctionne à Saint-Beaulize dans l'Aveyron, au pied du Larzac. La Chambre d'Agriculture du Gard assure l'animation technique.

Pour en savoir plus lisez le document pdf ci-dessous.

: la_raiole.pdf
  La Lacaune.

Si certaines des 14 races de Massif sont en danger de disparition, la Lacaune est plutôt prospère, peut-être grâce à ses deux rameaux. En effet on distingue la Lacaune allaitante (race à viande) et la Lacaune laitière.

La Lacaune fait partie des races Caussenardes rattachées au « super groupe » du Massif-Central. Elle-même est la fusion des trois races : Lauragaise, Larzac et Camarès.

La Lacaune laitière est exploitée en Aveyron, dans le rayon de l’appellation Roquefort. Sa production est principalement destinée à la fabrication fromagère, Roquefort et autres Pérail, Brousse et tommes de brebis, dont certaines affinées par les artisous dans la région de Saugues.

La Lacaune allaitante est plus largement répandue, le long d’un arc allant de la Gironde et de la Dordogne, à l’Aude, en passant par son aire d’origine au carrefour de l'Aveyron, du Tarn et de l'Hérault, à la pointe sud du Massif-Central. Ses agneaux destinés à la consommation bouchère sont élevés sous la mère. Les brebis ne sont donc pas traites.

Pour en savoir davantage, ouvrez le document pdf. ci-dessous.

 

: la_brebis_lacaune..pdf

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